une universelle révolution se profile et toi tu joues encore au p’tit poucet, à chier des p’tits cailloux. t’as les épaules bien creuses, pour un marin
il marche à l’envers. et quand il marche à l’envers, c’est pas toujours dans le bon sens. comme d’habitude, l’éternité fait fi du sens
raccommode une chaussure, raccommode un pas. raccommode une manche, quelques pièces par le trou, de monnaie ou d’azur. raccommode un ciel pur
chien. et quand j’avale un chien ce n’est que le début : suivent la queue du maître, les oreilles d’un lien. alors ne fais donc pas le chien
on ira vivre ailleurs. dans la mort s’il le faut mais ailleurs. la mort puisqu’il le faut, ce soleil intérieur auquel nous demeurons dramatiquement aveugles…
tu marches sur la nuit. et comme cela ne suffit pas, tu marches dans la nuit. elle répand en toi. elle se répand en toi à la manière d’un orgasme en négatif
il y a le monde et quand on y remonte. on émane de nos tombes en existences brouillonnes, rugueux chemins de traverse, vivants charniers. là
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