soupe populaire. popular soup

  dieu m’a fait sauter sur ses genoux – ça nous aura fait bien rigoler. puis la nausée, n’oublions pas la nausée…

  les manches parlent aux manches. les câbles passent sous le coude. je parle bien entendu de la mer entre deux rives. on se retrousse le câble. pauvres de nous…

  parle-moi de ta pitié. ne me dis pas que tu n’as rien à dire au sujet de ta pitié. c’est quand s’entrouvre l’obscur, et qu’en émane comme un relent de sexe

  le sens de l’éternité c’est moi. tout se resserre autour de l’axe, du foyer : les hommes les bêtes, l’herbe, les femmes aussi. et même les insectes

  il n’y a pas de point de non-retour. le point de non-retour est déjà le retour. le retour tout craché

  disons qu’il ne manque rien. on saute à pieds joints dans le néant et quelque chose fleurit en nous, dont nous n’aurons été que le fumier, la bouse nourricière

  tout mon feu s’est frigorifié, couille morte de dieu. j’allège j’allège, mais la douleur me plante. je continue à alléger quand même

 

soupe populaire. popular soup

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