né sous y

  un deux trois je tremble pour toi. j’ai tellement peur pour toi
  que je creuse ta tombe, ton trou
  où t’enfouir dedans, dedans ton trou à moi, puisque c’est moi qui l’a creusé
  le plus dur reste à le recouvrir ah ça, le recouvrir on sait pas, on n’a jamais pu
  je n’ai jamais vu de trou autre que moi

  ta mère est une misère
  toute mère une misère
  toute misère mère
  et nous l’orphelin. le tout petit. orphelin. de la sinistre.
  si on s’achète c’est qu’on se vend. le prix sert d’alibi
  si on sourit c’est qu’on déraille. on déraille. ça se passe comme ça entre nous

  j’crawle dans la mare. j’crawle en pleine mare. elle m’arrive là
  c’est à dire qu’elle m’arrive nulle part, et moi pas plus que ça
  rien au milieu rien à l’entour, du milieu où rien ni milieu. ça crève les yeux pourtant
  qu’on les lève ou qu’on les baisse, ça crève les yeux tout pareil

  le seuil franchi. courant d’air et claquement d’morte
  en attendant j’habite là. là où j’attends, ou fais semblant seulement
  de faire semblant seulement. seulement pour faire semblant – semblant
  d’être vrai pour de vrai
  ou de faux je n’sais plus. ô mon amour

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