le putois contre soi

  j’avais un peu, un peu de temps devant moi, d’amour à gaspiller

   la vie me ronge par les deux bouts, j’avoue, par les deux bouts la vie me ronge, et davantage

  une vie à gérer, drôle de responsabilité. les morts s’enlisent à mon contact, sans trop oser se plaindre

  une vie bien ordonnée, un trou à merde pour le dire autrement. ivre de rigueur spirituelle, d’aléas débraillés

  je viens rebattre tes lèvres avec ma langue de pute. tu ne dis rien. et tu fais bien. il y a des questions qu’il vaut mieux laisser là sans réponse

   ne pas se réveiller essoufflerait l’oreiller. on vide on vide et à la fin on vide rien, avec un homme dedans

  un homme cerné de toutes parts ne trouve qu’une issue, par le haut. un homme pressé de tous côtés sort du tube. ça lui fait des vacances à peu de frais

 

le putois contre soi

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