vingt-sept morts, outre le mot de la fin, le fin mot de la désespérance
te rase la joue droite, te rase la joue gauche
à part ça je dirais que les marges m’obsèdent : ne flotte qu’une marge
il faut voir grand, lorsqu’on ouvre les yeux en grand
et tout petit, lorsqu’on fait les petits yeux
elle gagne du terrain, machine arrière, elle gagne du terrain
je cours à reculons, comme une bête dont on aurait échangé le cul et la tête
il reste tant de vide à pourvoir, le vide envahit tout
et le cœur, alouette
et le bide, éloïse
mauvais traitement, mauvaise résilience
les pieds sur la croix, les coudes
appuyés sur les épaules du christ en croix
j’ai du mal à y voir clair, j’ai du mal à y voir trouble, de même
j’y vois comme on n’y voit rien, d’un rien probablement clair
je n’y pense pas
que j’avance ou que je reste quoi, je n’y pense pas, c’est ça
c’est ça ou bien je penche un peu, c’est ça dès lors je tangue, un peu
un peu je n’y pense pas
ou pas plus que ça
dedans est tellement dehors qu’on ne sait plus où se foutre à l’abri de quoi
c’est bon, ça va, va-t’en tranquille
la nuit si faible, faible l’éternelle, ne te tracasse pas
pas au milieu ni sur les bords, outre mesure la nudité
un gros cache-col, apporte-moi un gros cache-col si tu peux
la nudité m’en veut
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