et n’oublie pas la puissance déclamatoire

  minuscule encombrant, petite fleur des temps
  millepertuis millepermuis, pisse-aigre des champs nus
  il y a une boîte dans la chambre et dans cette boîte un ciel
  un supposément ciel
  un ciel dont on ne tombe pas
  un soubassement ciel

  vertige mal ordonné. on commence par soi. par où donc commencer ?
  un paysage fait le mort. d’une misère la pieuvre, je n’ lui fais plus confiance
  j’ai simplement raté, par principe, le coche et la ricoche

  juste, le combat
  que l’on ne mena pas
  les ordres les contre-ordres, l’expresso du matin
  aucune accoutumance ne viendra à bout de mon angoisse d’être
  j’aborde le piton par le versant est
  m’assurant ainsi de demeurer à l’ombre
  presque éternellement

  un jour. un autre jour peut-être
  les ombres affleurant à la surface blême du paravent
  du paravent mais il somnole
  les rêves
  lui bavent dans la bouche

  j’étends mes jambes
  afin que
  tu puisses m’enjamber, me coller sexe sur la bouche, taper dans l’œil, arc-boutoire
  un grand frisson disons, vaste frémissement
  le manque d’éternité comme un soupçon d’éternité

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *