mon menu froc, ma terre sauvage, et cependant tu sens mauvais
tu sens les plumes et le goudron – tu sens l’orange aussi
amère
dans l’obligation marie
d’être tout autre que celui
auquel tu as toujours accordé ta préférence
et sauvegardant malgré tout les apparences
les apparences malgré tout
leur joie de se rendre à nos yeux neutres…
je m’essaie à quelque chose, voire à quelque chose de trop
le toboggan dans un parc, n’importe
quel parc précisément
toucher le fond
de la culotte, du désespoir, troisième étage la porte à droite
à panser des blessures jamais reçues…
un chignon
dans la vie, je me retrouve juste avec la couleur d’un chignon
fidèle au rendez-vous manqué, aux pénibles jonquilles pataugeant dans l’eau saumâtre
d’un vase
on sait jamais quoi faire d’un vase
dors de tout bord. ou sinon endors-toi
retiens-toi
redresse-toi face à la vague imbue de son vide intérieur
pisse dans le miroir
ça te changera les idées ou bonnement
t’ôtera toute idée
quoi de la tête

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