changement de ton, changement de saison, on a fait l’tour du trou
une mort et à la suite, tout confort
j’apprécie que tu enfonces ton doigt dans ma joue, et pourquoi pas que tu la perces de ton ongle, la vilaine baudruche
je jette quelque chose là devant et c’est un os, peut-être même un de mes os
une froide journée d’hiver c’est toujours ça
de perdu, ou de mal accompagné
pas un jour sans que je ne me quitte, ça finira par me faire pleurer
et, va savoir, peut-être me rendre triste
ou sinon va au diable
il y a quelqu’un dans mes couches, il y a quelqu’un dans mon plumard
il y a quelqu’un sous mon cache-sexe, et de bien plus important que mon sexe
quelqu’un me ronge l’os, la raison, la vue par la lucarne
j’ai mangé un cheval, des chevaux, le pignon de toute une rue
même si ce n’était pas ta rue
et même si ce n’était ma rue, au fond, qu’est-ce qu’on en a à foutre
j’ai bien aimé marché le long de cette rue, comme j’aurais aimé marché le long de toute rue, marcher c’est fatiguant
marcher c’est distrayant, mais marcher c’est fatiguant
Laisser un commentaire