des abeilles naviguent tout le long de mon corps. certes elles ne butinent pas, mais elle ne piquent pas davantage
que font donc les abeilles tout le long de mon corps, et quel est donc ce corps exposé aux abeilles, qui n’ose à peine jouir, ou mouiller son caleçon ?
je me suis lové dans le love can’t be dead, mais couilles crevées, poches éventrées, fragile le sommeil qu’on ne loue qu’aux deux quarts
si tu reviens vers moi vers moi ne pousse plus. il se ratatine tout sec, se dévisse le nombril
ma terre est toute entière, sauf qu’elle ne touche pas le sol, qu’elle rebondit aigrie sur ses baskettes de misère
si dans le noir à tâtons tout à coup tu retrouves mes testicules, lâche la bobinette, repose la chevillette et fuis vers l’est, le plus rapidement possible par le train de munich, brno, bratislava…
j’ai mangé le casse-tête. il a fallu cent ans pour réouvrir le langage, casser le code, renouer à la langue-mère
ils ne possédaient rien, vautrés dans leur radical dénuement. alors ils m’ont offert un coup, me voyant nu de même
y a des gens faut pas croire, ne profitant d’aucune situation. ils vivent simplement le long du canal, ou aux abords de toute autre surface ou corps liquide
mon corps si léger, si léger – on croirait presque qu’il lévite délivré d’amitiés
mon corps si tendu, si tendu – et si le ressort pète ce n’est pas au monde de s’écrouler, mais aux assaillants refoulés de refaire surface
en guise de croque-morts, toutes ces poupettes jupes fleuries, ont creusé mon absence

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