ça va comme dans une vision neutre, y a pas de sexe dedans
ça va comme ça va pas, elles font comme ça, aussi
et plus je raccourcis plus je me dis, je rame le large
seulement je rame le large
tous les jours on baise comme ça toutes les nuits vers
trois-quatre heures du matin j’ouvre la f’nêtre, flétrissent mes rêves
on peut encore commettre des rêves vers trois-quatre heures du matin, au moment même où
veiller perd pied
je ne retiens plus vraiment rien, je renonce à mon âme
il y a du vert aussi, qu’on se met sur les lèvres, du vert à lèvres
pour tromper les rongeurs
mais tu sais de quoi je veux parler n’est-ce pas, sinon
sombre avec moi
elles étouffent mes portes. je vis depuis tout petit en cercles centrifuges
elles étouffent mes vitres. il leur suffit de promener leurs rides enfantines
sur mon trottoir glissant
et moi en attendant, je vis de quoi ?
ça me rend réversible. j’achète un couteau propre, un couteau qui n’ait
pas encore servi
j’ai l’âme d’une souche, la souche d’un néant, et j’ai le néant propre
j’appuie sur tous les tons d’un vo-
cabulaire obsolète. je roule encore mes clopes
il meurt mais qu’en est-il, qu’en est-il de sa mort
je vais dormir chez moi, pour une fois je vais dormir chez moi, ce sera chez moi et je m’endormirai
une femme avec un marteau, un clou, s’interposera toujours entre moi
et chez moi, entre chez moi et dors
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