naviguai naviguèrent, où navigué-je

  à mi-chemin
  d’un côté
  comme de l’autre
  sauf que ça ne coûte rien
  rien d’un côté
  comme de l’autre
  à mi-chemin
  de nulle part vers
  là où
  . rentre dehors

  trace une ligne
  et sur la ligne un corps
  : perdre le temps
  et perdre ce qui
  n’est déjà plus le temps
  râle d’une morte
  . j’attends d’avoir trop bu

  quelqu’un
  rouge cuillère
  s’amenuise envers
  quelqu’un
  . je repars
  inabouti je
  repars en son
  obstinément l’ab-
  stention

  à force de
  crever on finit par
  marcher. ça ne
  s’arrête pas
  ou c’est d’un arrêt fluide
  permanent
  vacation permanente

  si peu d’homme après moi
  je ne
  débouche sur rien
  l’huître a sa perle
  l’oiseau son nid
  le regard son mystère
  et l’autre son
  vide abyssal, mi-
  roir aux abois

  sable dans
  la soupe
  ou entre les
  orteils, nombril
  pas de nombril ou dans l’
  nombril
  sable dans
  mouvant le trou
  le trou mouvant
  mouvant garçon

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