la bouche du néant sur l’orteil qui dépasse

  plus maritime que ça tu coules
  heureusement : ferme le large, stable le flou
  écornée malgré tout, l’apparence

  ne pas être impliqué c’est tout ce que je demandais
  dans quoi que ce fut quitte à finir écrasé sur
  une langue de verre, le frigide fragile

  plus loin plus près c’est comme tu voudras, mais surtout pas ici
  ici l’ailleurs me lâche
  ici le nœud coulant, le lieu croulant
  – dommage…

  arrache-toi une dent elle ne repousse pas
  une cigarette ne renaît pas de ses cendres
  avec toi tout s’en va : les combles, les fondations
  un mur n’a pas saisi l’message

  sous quelles latitudes, à quel moment
  m’as-tu vu redescendre ?
  une mer m’oppose. tout ce que tu sauras c’est qu’enchaînée, déchaînée,
  une mer m’oppose

  tu me gaves. partout où tu vas tu me gaves
  je n’ai pas d’ennemi, mais ce sol pourri
  ce malencontreusement banal
  et spiritus punky

  un jour on va mettre tout dans une boîte et on dira (peut-être en parlant de la boîte) : ceci
  n’est pas un visage
  il n’a pas pris une ride, regarde, ceci
  n’est pas un visage

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