fais ce que tu veux, moi je parle à ta maison de poupée
je colle ma bouche à la porte de ta maison de poupée, et lui susurre des secrets de poupée
de poupée déséquilibrée, de poupée démantibulée
on mourra rouges
la représentation du monde tourne en rond sur les mille boîtes à jouets. on jouit dedans
toupie on jouit dedans
cela fait cent ans qu’on manque un but, toujours le même but, et leurs ailes à chaque bord
ramant à vide, quoique à outrance
d’arrivée au bord de la mer, tu me remplis les yeux
de vin nouveau, diabolo-fraise. tirer le ver
du nez, ne recouvrera pas l’odorat
l’odorat m’a quitté
le ventre vide les côtes hautes, je retourne au zéro, au zéro nul partout
j’embouteille du vide, une flaque autour est de saison. une flaque toute saison
il y a des soirs où je m’essuie encore un peu
ainsi s’achève le passé, les pieds devant la mort au bide
aléatoire la balle rebondissante mais toujours à hauteur fixe
d’un même élan la hauteur nulle
or nul n’y croit

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