çui qui l’dit

  le cinq c’est le sept, moins le zéro, et zéro me promet
  et zéro me naufrage
  j’aime une tuile, vivre bluffe t-il ?
  j’arrive à zéro moins un j’appuie
  sur l’accélérateur, mais que j’en meure ou que j’en jouisse rien n’est fini : l’infini
  reste à recommencer

  je demeure étranger, au plus proche étranger
  j’affuble le ballon décousu d’un nez de phoque, d’un sexe très incertain mais pas trop, un peu comme un écran fatigué
  dont la vue tremblerait

  ce n’est pas mourir le plus dur, mais cette rupture dans la chaîne de solidarité
  entre morts et vivants, et donc j’assassine
  poisson mort la mémoire, j’assassine, je récite
  le prénom, le prénom ne répond pas au mien – je n’en ai point
  je n’en ai guère

  un intrus s’est glissé dans mon slip, l’intime très sensible
  je lance le frisbee vers la mer insatiable, la marée ne rapporte
  que mes dents. mes dents c’est l’essentiel

  les balkans ne tiennent pas tous sur mon banc, j’ai du faire une sélection
  un petit tri d’autofiction, sournoise séduction
  un bel harakiri soudain m’a souri. je lève un lièvre, une jupe :
  le trou fait bouh !

 

çui qui l'dit

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