ton moulin ton moulin

  la mort prenait la forme de tes seins, et donc je l’ai sucée. j’ai pris
  mon mal en impatience, or cela coûte cher, il faut payer et me voilà
  surendetté. la mort efface la dette

  le néant
  et n’être qu’une bite contre ça, contre une bouche sans langue, une bouche sans dent, qui ne s’effondre pas
  je ne meurs plus par hasard, depuis que j’en ai fait mon destin

  la vitre parfaite, celle qui ne se raye
  même à notre image. la vitre qui jouit dès
  qu’on ne la touche, et l’homme sur la touche, l’homme qui se brise
  à peine qu’on y touche
  à peine qu’on n’y touche
  pas

  le mur a son supplice, n’en rajoutons pas
  faire de ce trou un trampoline, du plafond une simple
  erreur d’orientation, comme au jeu avec les mouches
  sauf que du côté des mouches, on ne joue pas

  mes chiens sont bourrés d’tiques, mon sang contaminé, j’exhale dernièrement
  une odeur de soumis morte malgré tout dieu m’aime encore, à travers la figure
  d’un sapin décongelé
  mon sapin dure toujours

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