où la vie rencontre tes dents ce sont tes dents, et ce n’est que mon ennui, dithyrambique soit, chargé en honte
l’habitude érode la douleur, quelle chute nous éveillera, quelle faille
ne nous trahira pas ?
je me suis appauvri jusqu’à contenir ma propre négation mais cela ne claquait la gifle que d’une seule joue
les cyclistes du lundi
sont tout ce qu’il est resté des cyclistes du dimanche…
dans ta maison où ma maison, par les serrures quelle vision
dans ta maison souris crevée, les murs dépassent l’homme d’un toit
dans ta maison souris crevée, plafond profond, que j’occupe
de tout mon vide
peu d’arbres dans les dunes, mais des piquants partout
des tessons me suturent, la marée
à contre-courant évidemment. évidemment que je
n’y entends rien
je ne pêche que le poisson qui ne mord à l’hameçon
qu’est-ce que j’y gagne au bout du compte, si ce n’est une ombre en creux me tenant en éveil ? j’ai les soupçons – les preuves à jamais ensevelies
sous des coulées de bave…
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