eaux usées, perdues ou mortes

  mort-vivant mais pas outre mesure, de l’un plus que de l’autre, sujet planant
  non identifié et redondant. il y a de l’espoir dit-on le courant va
  revenir sous peu et les échelles
  redescendre sagement dedans les caves

  minutieusement c’est pas comme si tu m’avais vu,
  bretelles tombantes, à la mi-nu
  j’échange mon sabre contre un trèfle, j’ai tellement peur
  de mal finir. alors je te suce à l’envers

  il y a des yeux, des yeux surtout, une marée de courant mort
  j’abats un mur le mur repousse, une femme me touche je ne réap-
  parais nulle part
  – qui donc nous empêche ?

  la mort est drôle, parle à travers
  mes oreilles déconfites. je crains de vivre à
  contre-courant, à
  contre-jour, j’acharne un jet, très peu de douceur
  ressort d’un tel régime
  – qu’un doigt enfonce la nuit

  peupliers, on en met dans les angles
  j’ai mal à ma douleur, c’est pas grave
  grave n’est pas grave
  le chien fredonne de l’aznavour non mais qui donc
  de nos jours fredonne de l’aznavour ?
  le chien

  tu bleu, tu doubl bleu. il te pleut sur les reins, le cul et les paupières – ouvre-toi humanitaire
  réveille-toi camarade, ton moulin va trop vite et c’est mouillé qu’on nage
  c’est mouillé qu’on reflue
  tu t’ébroues parapluie

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