on savait pas pourquoi, mais rassure-toi on savait pas pour qui, non plus
la quoi la mort, ou le pull à l’envers, côté peau
je ne savais pas quoi dire, le cul blessé à terre j’absorbe la disette
cette fois-ci c’est le poisson qui me recrache
méta-don. comme un sacrifice qui n’aurait pas lieu d’être. don sans bénéficiaire
la chandelle d’un jeu ne la valant pas, histoire de comprimer le sens
bref on ne s’oublie pas
songer à ceci, songer à cela, s’tenir assis sur ses pattes de devant
mes granges sont vides, leurs poutres bien solides, les cordes toutefois, oui les cordes
manquent de raideur
– un peu d’homme aussi, poussière entre les doigts collants
pour moi la pièce retombe du côté vide
ou sur la tranche. il y a peu d’âme en vue – et peu d’âme en vue
recouvre tout le paysage, maudit
car maudit soit le paysage, et tout, tout ce qui l’accompagne
on se rassoit blasé, en toute circonstance on se rassoit
on ferme les yeux avant même d’en avoir épuisé le fond, médusé calfeutré
– quand vivre se bornait à couver son pot d’chambre…
sombre verte, sombre morte, j’me cure les dents de tes arêtes
de profonds courants m’annulent
et lorsqu’on regarde plus loin (il arrive parfois qu’on regarde plus loin), que cloutée au plancher récidive une larme…

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