la mal assise

  le sol, produit de la décomposition des morts, ne respire qu’au travers des vivants, bambous debout perçant la surface et distribuant  le souffle, circulateur d’images dont la bouche
  recrache les clichés rétros…

  s’immuniser contre l’eau chaude, le commun des mortels.
  en l’absence d’un corps gris les yeux bandant, tous ces caquètements grouillant sous la braguette, les bras ballants du harcèlement petit petit petit
  alors faudra pas venir se plaindre, hein…

  les voilà se battant pour quatre malheureux radis, réfléchissant déjà à comment s’en répartir les fanes. j’ai un trou s’il vous plaît
  et tombé dans ce trou la rafle d’une seule braise je crains ne pas
  pouvoir tenir le coup. allons…

  les routes nous contournent. dissidents d’un oubli, nous réapparaissons plus loin, prétendument tenus de nous justifier et agitant les bras
  – quoi, tu ne les aimes pas, mes petits rideaux noirs ?

  seul est avec moi, il me parle tout bas. il me dit n’importe quoi, ou m’enjoint formellement : allez répète après moi. j’en ai ma claque
  qu’il s’arrange donc avec ceux d’en bas, ceux dont le trèfle à trois ou quatre feuilles – moi je raccroche mes dents
  je quitte le réseau

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