le mur à l’endroit, le mur à l’envers

dans la lumière il y a l’éternité, et dans l’éternité la lumière
  donc il pleuvait sur mon balcon

  tu ne vaux guère plus qu’une tête de mort, par où les rêves transitaient
  lequel d’entre eux seul s’y arrêtait, y trouvant simultanément
  fugue et refuge

  j’ignore qui a bouchonné mon ch’val, qui m’a gratté le dos. quelqu’un n’aurait pu m’embrasser sur la bouche
  sans que je ne m’en aperçoive

  il m’a mordu avec sa langue, avec sa langue m’a lavé les dents
  il est mort à présent, comme tous les saugrenus

  le chaos s’installe parmi nous, dont nous devenons les pièces folles, les fous fumeux
  modifiant nos positions, clarifions nos nudités

  il me mange dans la main or rien ne mange dans la main
  dont il recrache les pépins, les pépins dans la main

  il y a la lumière partout et il (n’) y a la lumière nulle part. entre les deux un jour ou l’autre
  tend sa demeure

 

le mur à l'endroit, le mur à l'envers

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