le chemin très vieux, ou le très vieux chemin

  le lien entre ceux
  qui meurent et ceux qui ne meurent pas
  est rompu
  d’où ce sentiment de flottement, d’égarement, dérive permanente…
  un chien assis, mais pourquoi sur le toit ?

  la pluie mesure un trou
  d’une flaque de masse, émerge un reflet
  un homme ne survit pas, on l’appelle dans un bar
  la fermeture du bar

  un lieu. une vie. un paysage catatonique.
  je réagis comme je réagis, un peu à l’écart
  de comme je réagis
  un jour on rassemble tout ça, le poids
  n’y est toujours pas

  pluie battante, personnage féminin.
  on s’attend mais, à pas grand chose en vérité
  on s’attend là, en toute connaissance
  de cause ou à peu près, c’est à dire nulle part
  n’importe où nulle part

  un chien fait pas l’printemps, un mort fait pas l’néant, je souris
  de certaines dents je souris, de certaines autres je m’abstiens
  dont dérive l’abstinence

 

le chemin très vieux, ou le très vieux chemin

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