je connais mon origine, et je connais mon terme. je reconnais d’emblée toutes les odeurs émanées de la très basse extraction, pierre courant le long de pierre fuyante, ombre erratique
je pêche d’un vieux. je pêche d’un homme entre deux visages dont l’un tourné vers l’intérieur, ombre erratique et là j’abdique. du refus permanent l’homme éjacule à
contre-courant
quelque chose comme il se pense et il se pense comme il est mort, ou si pas mort pas loin de mort, un pas de côté du mort en soi faisant la différence
la différence c’est moi, d’entre le mort et soi, moi n’étant enfin pleinement soi que mort, par contumace si besoin, mais d’un sapin
et j’en peux plus de mes mensonges, lizy se tourne sur le côté. la vie si maigre, maigre à côté, la vie se tourne sur le côté
j’abrège un mort. un mort c’est moi.. un mort c’est tous ceux qui s’obstinent à ne pas ressusciter, frappant à ma porte or ma porte leur claque aux dents leur dit non c’est pas toi, et c’est pas toi, et c’est pas toi non plus
quelque chose en moi nie d’un trou mauvais. je ne suis pas négociable
un jamais aux trousses d’un toujours lui caresse les côtes, il bande mais c’est pour rien
car c’est pour rien qu’il bande, à vide vide et demi
incessamment le poursuit l’ombre de ce qu’il fut quoique ne l’ait jamais été. je répare mes peluches. j’ai beau les enculer je recouds mes peluches. dans la mort à pieds joints
brûlant de tout le feu brûlant et que le feu faut-il afin de se consumer. je reconnais le terme et je me branle l’origine. j’importe la douleur car douleur ne ment, elle a trop mal aux dents
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