où ça dérape

  j’ai creusé un trou et j’ai fait le tchou-tchou, j’ai dit c’est mon métro. mon métro ne mène pas loin, jusqu’en rase campagne
  car rase la campagne. sans parler la froidure. voilà pourquoi le métro. on se réchauffe dans le métro. on y oublie qu’on est mort

  on arrive tout seul jusqu’à la porte, on ouvre la porte, et c’est déjà demain
  finir ne finit pas. manger ne mange pas. secourir un clandestin vous expose à des représailles policières, voire judiciaires
  jeter du pain aux pigeons, aux canards, aux poissons

  je me suis battu contre mes propres poings. je me suis défoncé la gueule. j’ai même failli me faire jouir le zizi
  heureusement ou malencontreusement, je m’y prenais mal. en tout, quoi que j’entreprisse, je m’y prenais mal
  ça a commencé par l’annulaire. ainsi que nous le supposions, tout commence par l’annulaire

  à tomber de haut ou l’on s’écrase, ou bien on rebondit. puis rebondit encore jusqu’à ce qu’on s’écrase
  à contrario, je doute qu’à force de s’écraser l’on rebondisse jamais, mais sait-on jamais
  c’est vrai ça : sait-on jamais ?

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