être là pour rien me retire une écharde du pied, ou un piquant d’oursin. c’est de nue nudité qu’on habille sa poupée
elle est morte dans mes bras, si lourds depuis
je nage sur le côté, comme ça c’est plus tranquille, plus reposant
tous les lundis j’ai élastique – je monte, je descends, je monte, je descends. cela ne rime à rien. à rien tel qu’on s’essore
je ne crois plus au vide. d’ailleurs je ne me regarde plus dans le miroir. mon esprit est le vide. qui tourne à vide
on marche sur le bord, présumant qu’à marcher ainsi on finira par tomber mais non, car le bord borde toujours un vide qui n’existe
pas / qu’en plein esprit
un jour n’existe pas. elle ramasse les bris d’un miroir où je ne me regarde pas et tente malgré tout d’en reconstituer l’image
assembler des morceaux bien entendu ne suffit pas – il faut pisser dessus, accroupie de préférence, bien que cela puisse se faire debout. avec peut-être une efficacité moindre du coup, mais on s’en fout
je ne lui ressemble pas. ça ne lui ressemble en rien. homme ou femme assise dans une lumière neutre, disons une luminosité de lundi
on a besoin d’un pause des fois. alors on appuie sur pause. ou sur la détente

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