j’ai pas de plus petit cheval que ça

  il y a des cheveux partout mais il y a un cheveu, un seul,  qui va du front à la mort dense et pourquoi tu m’appelles ta mort,
  pourquoi tant d’insouciance ?

  qui perd gagne, on n’a qu’à jouer à qui perd gagne – toi par le devant ne sachant d’où ça vient
  et moi par le dessous, attendant d’au-dessus
  qu’ça tombe ou qu’ça tombe pas

  j’ai la vague idée de ne servir à rien. n’ayant de corps que du moment qu’on le touche
  et le touche avec ses mains, le touche avec sa langue, de tout son déchirement

  il est un son dont je n’ai pas eu l’écho, un son triste de la voix. je demeure le port
  d’une absence embarquée

  je pense à ton tout petit cheval alors que moi j’en ai un gros comme ça, un gros qui se décède
  il te pénètre tout en esprit, de mille feuilles défeuillu

   » je suis l’amer dont la bouche
    te nique, prive d’eau douce
    l’amer dont la bouche escarpée
    nue de raison et nue d’amour… »

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