il recolle ses os – faut dire que les ballades
dominicales lui ont manqué, surtout les jours ouvrables, les jours ouvrant
ainsi que les murs blancs
je me lève et c’est toujours
à plat dos que je me lève. à pas de géant, ou minuscules je me lève
j’aperçois le trapèze insaisissable, je capte bien l’espace et tout au fond,
l’absence criante de filet
il y a un homme mort en moi
qui ne résout pas tous les problèmes, n’en pose qu’un
la main au front provoque la sueur, heureux celui
qui s’essuie quelque part, sur un mouchoir par exemple
il y a la vie, elle vide, mais pas tant que ça finalement
elle vide au plus haut point et dire que nous ne disposons
contre l’imagination que de l’imagination
et c’est avec ça qu’on vide
il manque une cour à ma récréation, un élastique à mes sautillements pour leur donner l’air de figures
de plus, mes lèvres ont perdu de leur rouge
demain le destin défonce ma porte
(rien donc ne me sert d’y frapper plus longtemps)
un peu de moi lève le voile, le jour où l’on ne se regarde pas
c’est seul qu’on boit, les yeux bien dans les yeux, avec un trou dedans
pour se faire peur
se faire peur pour de vrai
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