d’une légèreté de gifle

  je ne m’habitue pas à vivre dans un monde sans vent

  je rentre mes dents, mes griffes mon ventre, me déclare lisse d’une rage
  pleure calebasse pleure, et rentre te coucher. les hommes en moi sont tous morts, ne subsistent que les tantes
  lesquelles préparent des gâteaux secs, affectionnent nos mines
  de grillons ivres-morts.
  je pense qu’une femme aurait pu ne pas se contenter d’indiquer le chemin, d’écraser un mégot
  sur l’œil à moitié gauche, tandis que je hurlai
  d’une quelconque douleur

  je ne me bats contre rien. j’ai juste rabattu mes oreilles
  il y a u chien plus loin, une course déhanchée, une perte des eaux
  j’ouvre la braguette et rien n’en sort, qu’une vague odeur d’ascenseur, j’attends déjà depuis mille ans
  je ne vivrai que tant que j’attendrai, je ne vivrai qu’en attendant, oreille sur l’enceinte et les yeux ferraillant

  j’avais personne. j’avais personne entre mille et une nuits – les histoires qu’on se raconte pour ne pas sombrer sec
  t’as l’allure d’un quoi j’ai l’allure d’une tête
  de cheval coupée, on n’avait plus de paille on l’a rempli de crin, de brin, de cartes postales des seychelles
  j’ai toujours mort assis

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