marteau ciseaux blanco, viens jouer avec moi

  un rien met la distance
  entre soi et sa propre pensée
  comme tu t’endors, tu dors, de façon gauche
  il y a l’immatériel elle pense
  je n’en suis que poupée, maligne
  et toute rance

  je mords un coup, dedans, je mords un coup, et jusqu’au coude
  pomme résille, crachin
  existentiel
  cela meurt avec moi, si peu meurt avec moi – les quarantièmes mugissants
  on les franchit en pédalo

  vu comment il s’assied et toujours mal assis i s’nique le dos
  à l’ombre d’un ciel bas, plus bas que soi, plus bas que lui
  l’intérieur module sa chanson – chanson toute intérieure, ça va de soi

  tu m’obliges un dimanche, ferme les vannes
  et tous les jours d’la s’maine, clapet capot le clapotis
  ça rame
  ça rame avec le chance, et d’une seule main tandis
  que l’autre se branle un doigt, une prise
  : en vue l’impondérable

  séquence incontournable, elle jouit
  comme une souris, à petits cris
  à petites doses, rideaux tirés
  dès l’premier mars, j’aboie
  chacun son truc, j’aboie
  je me retourne en elle, c’est elle j’en conviens, cette absence
  étourdissante

 

marteau ciseaux blanco, viens jouer avec moi

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *