la pluie mouille la pluie, est-ce fini, cela
finira t-il jamais ? il n’y a plus lieu de croire, et de ne croire à rien.
je me trouve tout ouïe, toute
honte bue. j’ai même les mains gelées, je tire
les marrons d’un feu mort
un homme est presque mort, juste de quoi
se délivrer enfin de l’homme, l’allonger sur le sable.
j’ai peur d’un homme un homme est mort, en moi ou presque
ce qu’il en naît n’en naît pas vraiment, ce qu’il en naît simplement ressuscite l’é-
ternité, ample fidélité
j’avais un œil, un œil crevé.
j’imagine à tout nord, j’imagine à tout va – un néant me
manque assidument.
à vif. à nu. à l’abdomen.
si je ressens quelque chose je ne te dirai pas ce que je ressens ce que je ressens
se perd à vif, à nu
irrémédiablement. je tombe dedans
j’aime quelqu’un et quand je n’aime pas quelqu’un c’est que quelqu’un
me manque. me manque éperdument.
tu m’as raccompagné. à un moment ou à un autre tu as du me
raccompagner. c’est dans la force des choses, tout comme on longe une voie
ferrée pour l’occasion, un autre mur de soi
mémoire-moi.
tu ouvres le temps, refermes la distance.
j’ai peur de moi, de moi tel que je n’en connais que le nom, ignorant
tout le reste. j’avorte une ombre
mon ombre
celle-ci sait par où elle couche. avec lequel. et pour exactement combien
Laisser un commentaire