je mange un ch’val. et quand je mange pas un ch’val je
feuillette le courrier des balkans. je cherche une frontière, m’asseoir
à cheval sur une frontière
– l’avenir est à la bourre
de vérité, crachée jurée. de vérité extrapolée.
il regarde en arrière, il croit qu’il va trouver
quelque chose en arrière
devant semble si nu
il faut tant de pudeur, pour oser aller nu
mon cheval m’a attrapé par la jambe, mon cheval
s’est réfugié dans le chenal, homme le violeur.
toute flèche me transperce et pourtant je ne suis cible de rien je ne suis cible
les flèches vont sans cible
vivre nulle part, en héros par hasard
en gars largué. vivre nulle part.
ma manche pend, je tends le geste
faisant l’aumône de
quelques gouttes de sang
or je n’ai pas de sang. le sang ne coule pas
: j’avorte en plein milieu, ne me regarde pas
ceux-là n’ont pas su vivre
quant à ceux qui l’ont su ils en sont
revenus dévastés.
j’aime une grue
une grue ça monte haut
et ça pioche au gré des vers
une grue c’est toute
une aventure
Laisser un commentaire