à la marelle surtout ne perds pas ton caillou

  les autres se retiennent
  par la manche ou par le gant. cela
  m’est complètement égal. mon père
  passe me voir tous les dimanches, il parle tout seul
  il a besoin de ça. ça va
  faire bientôt trente ans qu’il est mort

  on ne se ressemble pas. on perd contact
  on prend contact, on se connecte avec le sexe
  ou par le sexe.
  c’est comme le bouche à bouche, une fois qu’on est parti on ne se
  reverra plus. promis juré
  craché

  ça finit mal. ça finit toujours mal. et puis ça recommence, on n’y
  échappe pas. ça s’enlise en aval, mais déjà
  ça s’épuise en amont – les orchidées
  sont placées du mauvais côté, attends

  j’ai courageux du sommet
  du sommet plat du sommet lisse. je me déplace en surplace
  ou en auto, ça dépend, mais jamais pour longtemps.
  toutes les deux heures, je change de drap

  tu me caresses où ça fait mal, les cheveux tirés en arrière
  tu te retrouves derrière moi, chaque fois qu’un trou
  et c’est toujours la même histoire, même rengaine
  une autre fois peut-être…

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