béni le plat, raz la marée

  un chien ça sent pas bon, surtout mouillé. un animal non plus, humain soit-il
  la plus susceptible et risible des bêtes, j’ai même failli écrire un poème, un jour que j’étais triste, va savoir pourquoi
  si seulement je parvenais à me boucher totalement les oreilles et à ouvrir les yeux de long en large, comment dire, virginalement, un nouveau monde peut-être
  surgirait-il enfin, sans gravité

  que tu me mentes. que tu me mentes et qu’on n’en parle plus.
  mon ciel est gris mon ciel est plat. j’ai pas gagné l’euromillion. je ne maîtrise l’art d’un combat. je sais pas faire jouir trois femmes à la fois
  je ne marche plus. je crois même que je n’attends plus. le monde est au fond suffisamment beau sans qu’on ne 
  l’encombre de nos rêves, le salisse d’un espoir

  il est un homme il est
  une foire à tout va, il a mal aux dents chaque lundi de pâques il voudrait l’embrasser mais rien
  n’y fait, il s’agrippe à la manche d’une femme comme si l’on ne pouvait être homme qu’aux dépends d’un femme – c’est donc à ça que servent les manches ?
  il ne renonce à rien, et s’il a tout foiré prétend-il ce n’est que par
  pure timidité nan mais là j’hallucine

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