la pierre en mon jardin
marque-la d’une croix, d’un cercle
ou d’un brin de muguet.
des années que j’attends là, pendu à un fil au-dessus du
néant
et la lumière fut. moyennement éclairante. il pleut
ou c’est tout comme
tellement tout comme que rien n’est vraiment soi.
le trottoir ne garde trace des pas qui s’y commettent
je suis revenu sans vraiment l’avoir voulu, comme un dos se raccroche aux épaules
le retour ne change rien au lieu ni au revenant. il a pourtant soulevé
une pierre (n’était-ce une simple feuille ?), juste au cas où…
regarde-moi vivre. regarde-moi vivre maintenant. ce n’est pas
si difficile que ça après tout. il suffit d’ouvrir les yeux, de fixer le regard sur
n’importe quel point de l’espace similaire
puis prier pour que ça ne
se reproduise pas
on ne va pas se mentir
ou alors un peu seulement, histoire de passer le temps comme on dit
quand on n’a rien à dire…
tout est clair dorénavant, d’une clarté n’éclairant rien – mais qui s’en plaindra ?
qui s’en souciera ?
Jinro a posé son bâton
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