on dirait qu’il s’affole

  j’allumette
  au point où j’en suis, j’allumette
  un bidon d’essence, le corps en confettis, tu parles d’un homme
  tu parles d’un homme à haut débit, d’une cacophonie
  je m’égare et je sais
  que je m’égare
  je m’égare et je sais

  persistante agonie. parle-moi comme tu peux
  souffle-moi dans l’oreille. pour jouir. ou ne répondre de rien
  tu me ramasseras, hein, promets-moi que tu me ramasseras, en mode carreau cassé, mouchoir souillé
  les yeux ne ferment pas, pourtant les destins sont scellés

  peu d’hommes, autant de rames – ne manque que la mer
  ou la rivière
  je creuse au fond du puits, je creuse, et toujours les affres
  quelqu’un lève les bras, on dirait qu’il s’envole, quelqu’un creuse les bras
  on dirait qu’il s’affole

  il pleure et des poussières, il pleure
  et des poussières.
  un parapluie protège de la pluie mais pas du vent. j’ai enlevé mes bottes
  ça soulage les pieds, j’arrête de chanter
  chanter c’est trop dur. le dureté de chanter
  on s’y fait malgré tout, ça soulage les pieds

 

on dirait qu'il s'affole

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