pars-tu à la recherche de soi, ou bien cours-tu
à la perte de soi. mon machin. ma poupée-zapoï. de luminante errance
survivre est un dur métier, dont on voudrait parfois
démissionner
pour arroser les roses
es-tu bien sûr que chaque fois, chaque fois prévaut l’incertain ? bouger d’un trait
de visage ou d’eye liner, dieu ne me parle plus au travers de chattes pointues, de ventres soliloques dieu ne me parle plus
ai-je du souci à me faire ? j’ai du souci à me faire. je dois
outrepasser la mort – pas n’importe quelle mort, pas la mienne, pas la tienne
mais la mort en soi, degré zéro d’une rame
ma terre c’est de l’indécence pure. de la corruption, du goudron. il n’y a de doux en moi que
la renonciation, la disjonction
la chance de n’avoir pas correspondu, pas été à la hauteur, lichen de permafrost
je te fais la bise sur la joue gauche – pour le reste, dieu nous pardonnera
quoique j’en doute
ta vie je lui ai parlé doucement à l’oreille
je lui ai susurré, comme si susurré allait l’exciter. j’aurais voulu porter un masque
être enterré masqué afin que dieu
ne fasse la différence – rien qu’un baquet d’eau chaude, où il ferait si bon
se réchauffer les pieds
se réchauffer les mains

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