bouchon mais pas toute sa raison

  mourir ne m’a rien fait. enfin… au début peut-être un peu, mais ensuite rien. rien à la fin


  non pas d’un rien absent, comme on dit que l’obscur n’est qu’absence de lumière. mais d’un rien présent, comme par-dessus l’absence une absence d’obscurité qui viendrait approfondir  ou parachever la première
  un sexe en toute pureté
  un sexe sans y toucher
  un sexe qui ne tache pas
  là exactement où ça fait mal   je refais les métiers


  une deux trois quatre et à l’envers constitue un métier. le métier d’être beau, belle
  et puis ceux se faufilant entre les gouttes et pourtant tout mouillés, même par temps sec mouillés
  slalomant d’entre les attentions, habiles à ne pas éveiller le soupçon, se rendant invisibles, invisibles à tel point
  qu’ils ne se reconnaîtraient pas assis l’un en face de l’autre
  dans le métro par exemple, ou face à soi à travers le voile épais, le verre embué, le strabisme éberlué
  la signature en sang   tu taches ma robe tu taches ma cuisse, j’ai le doigt tout crispé


  je parle à mes amis mes amis qui ne sont pas d’ici, pas de ce monde. oui je sais que je ne peux avoir d’ami, de commun, de sol ni de la
  je décroche le téléphone et quand le téléphone me parle je n’écoute pas le téléphone – je m’écoute tomber, tomber, sans même arriver plus
  à souhaiter m’écraser   le balise

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