il
fut un homme il ne fut pas un homme
pas un seul
ou si peu
le vide ne fait pas la différence entre flotter ou couler. jamais il ne bégaie. c’est l’amour et c’est un champs, de pierres retournées, de pierres déterrées. nulle part de clôture.
au troisième avertissement je lâche les freins (cf les contre-indications), tous les freins sont dehors hélas, le banc se vide hélas, le banc
se vide
nuit qui ne m’appartient pas, ou pas seulement à moi, nuit
où l’on ne s’appartient pas où l’on s’échange
où l’on se mire et se reflète dans les yeux du grand rien
lequel d’ailleurs ne saurait être grand
aux yeux si vastes néanmoins qu’ils ne
reflètent
strictement rien
tu pleures comme tu nies ou alors moi aussi, moi aussi le mille-pas
le mille per mui le mille per tui, radin des pommes, gercées les pommes
et qu’on me dise laisse-la, ne fais pas attention à ce qu’elle dit, ce que je dis, d’elle ou de moi c’est tout cousu
de fil rouge me dis-tu, tout décousu de moi, d’elle,
des accents millépines
pour moitié les morts sont associés à l’autre
moitié de ceux pas tout à fait morts encore, mais qui le deviendront, si les premiers en ont envie et qu’on leur tend gentiment
un os
à ronger

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