le vent fait paragraphe, et le grand vent d’autant
il ne parle de rien – du jour qui passa quand rien ne se passa
le mieux c’est d’avoir fait comme si de rien ne fut, entre tresses et biceps
un homme s’est tordu, qu’aucune pince ne saurait redresser
il n’y a plus rien à attendre de moi – ni rayon vert ni pomme de pin
je ne peux pour autant me retenir de baver
si par hasard un ballon échoue de sous mon banc, je tape dedans
d’une cerise éventuellement, je ne garde que la queue
et tout venir d’un champ, et tout venir d’un poêle. et tout s’approprier
du corps dépossédé
je pense à toi je pense à rien, le monde s’enlise, recommence à zéro
dès la mi-août les nuits qui rafraîchissent, le soleil qui patine…
on ne servait à rien, et rien de même, avec des petites rides au coin de l’œil
va falloir mourir nu, exempt de toute
condescendance

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