nos maisons sont transformables en bêtes mais nos bêtes

   nous avions tous un jour une maison plus ou moins bancale et ne tenant que par quelques minces fils d’araignée
  l’araignée s’étant noyée, la maison dégringolait. d’autres pleuraient, certains riaient

  il buvait donc. alors il buvait. je suis un homme après tout, se déclarant tel. puis se fouettait la verge. de plus en plus fort et sauvagement, la trique en sang, la verge à ses dépends
  après tout je suis un homme, se réhabilitait-il

  j’ai la braguette facile, la peau du zob bien tendue, suis à quatre-vingt-dix-huit pour cent éternel, en toute tranquillité, en toute tranquillité méduse
  conscient de ne faire qu’un avec le tout, il ne s’en sentit pas moins seul et comme à part du tout, au bord du trou

  les conséquences sont lourdes, de je ne sais quoi mais lourdes. il rêvait d’être sans conséquence, de ne porter pas plus que l’air qu’il ou qui le respirait, ni plus à conséquence
  or il mentait. pour ne pas dire: donc il mentait
  quoi qu’il mentisse

  la chute c’est la cerise, les ailes du cercueil, pensait-il se pensant homme, quoique homme fut de race, et de race il n’en était
  on s’arrête sur la route, on se bouffe une choucroute, on se croit mortel et effectivement, toute notre vie passée à occulter le jour et la manière où nous par laquelle perdîmes
  pied, ainsi que virginité

nos maisons sont transformables en bêtes mais nos bêtes

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