trop d’art, et trop peu de moutons. jour de tonte
ou plutôt de pluie un lendemain de tonte, soulignant le superflu de tout espoir
qu’on s’en passe en tout cas, et qu’on est bien comme ça, ou comme ci
ou comme on pourra
remuer jusqu’à remuer, remuer sans trêve – rien ne sera jamais prêt, tout étant achevé
restent les sorts, que l’on jette ou conjure
le linge qu’on essore
les verges que l’on fouette
médicalementeuse, le slip troué
qui que j’appelle, un mort au bout du fil
j’éjacule, éjacule partout, à tout bout de champ, éjacule tout du long
: dedans est désormais devenu beaucoup trop grand
derrière la pluie les moineaux
s’égosillent, je ne reconnais plus les visages, les visages expatrient
d’un continent où je n’ai jamais posé le pied, j’émets de vagues signaux
signaux sans signifiant, signaux carreaux cassés
tu m’ casses la tombe, tu m’ tagues la plaque, tu m’ tords la croix
un ciel à mon éveil, plus haut que ça même: un œil à son sommet, là, à l’affût sous la paupière
maintenant est à jamais, déjà c’est pour toujours, tu me pinces un téton…

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