non je n’affabule pas. je sais bien que toi tu gis
de ta pudeur, et qu’un esprit fébrile, le doigt dans l’trou
ne le lâchera pas d’aussitôt ni pour
un banc de sable
d’ailleurs j’ai mal à tout
puis je n’habite rien
plein jour et son contraire, où le chemin s’essuie les fesses, j’ai quelque chose à te montrer
à te montrer de bas, entrebâille ou écarte
du pouce et de l’index
: le pur fusible
tu ne me plains pas, ou j’te défonce le ciel
avec la langue tant qu’on y est, tout le long de l’ortie
depuis tout môme je m’bave dessus, je m’bave dessus ton g’nou, ton huître
ça gèle à fond de cale
et c’est parti, c’est parti tout un froid
les vents nordissent, ce qui ne
présage rien de bon – un à un les doigts du gant, l’épine du pied
j’ai un grand boulevard devant moi, un grand boulevard à moi tout seul
ou le sexe à venise, le sexe à l’agonie
émergeant au jusant
face au miroir ex æquo, tire une langue en laisse
peu d’eau, une goutte d’acide
déborde un peu du slip – j’ai tout le temps tu sais, on s’attaque à la racine
puis sans le faire exprès, d’un geste maladroit
on se nique le nombril

Laisser un commentaire