il est mort, mais il vit à l’intérieur. à l’intérieur il vibre encore. même lorsque la roue
ne tourne pas
vivre ne fait que commencer, quand on s’appelle éternité. sinon on passe son tour, entamant
un chant à la spatule
vivre sans sens, tu tiendrais pas un quart d’heure, promet le mort. la grâce du monde
à le dos tout griffé
tu pleures mais quand tu pleures, est-ce que tu fais vraiment semblant ? ou bras ballants vas chantonnant : ma chatte elle a des ailes,
mes ailes ont pas de plumes…
je suis le mort d’entre lesquels n’est pas ressuscité
un seul survivant
alors tais-toi
au fond dieu
et les p’tites filles dans le quartier, dont l’élastique
un jour craque
si t’as quelque chose à perdre alors évidemment, évidemment mais on s’en brosse
: clitoris, cordon ombilical, suicide interactif
et les gens qui vont, et les gens qui va, tout ça le temps se gâte – le temps
c’est ça
se tâte

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