aménagement de peine ou de douleur, tu feras pudiquement semblant
de regarder ailleurs quand un voile soulevé
sur les causes et les raisons signifiera la mort, ou les trous dans la bouche – disons la dentition
pour préciser l’image
non, je ne distribuerai plus
de bonbons aux enfants, de chocolats aux vieillards, de doigts aux amoureuses transies de m’avoir oublié, obnubilé que je fus par
ma propre absence et d’où cette manie
de parler de moi-même au passé comme si le passé désignait le seul regard possible sur le présent, ce pavé lancé dans l’océan que veux-tu que j’te dise ma mare
se sentait à l’étroit, diminuée d’une pluie…
j’achète un sou. je fais un trou dedans
je pourrais tout aussi bien prétendre enfoncer une bille, agate ou œil de bœuf, dans l’anus de mon amante – même si diffèrent les références, le sens
reste fidèle à mon profond, puisque c’est ainsi qu’il est d’usage de le qualifier, désarroi
j’aurais pu également évoquer le cerf-volant, mais me manquaient le ciel
et la vision béate
mort de la route. et mort de l’arrêt. ce qui fait deux fois mort, ou doublement mort
deux mort en un peut-être, et voir de quel côté fuit son regard
des pâquerettes pour supporter tout ça et la dérive nuageuse, je crains que cela ne suffise – l’option décapsuleur de mon faux couteau suisse
s’avère infiniment précieuse
rien ne bouge. un temps pourri
achève la désagrégation, ou tout au moins ébranle notre foi, si tant est qu’il reste
quoi que ce soit à ébranler de ce côté-là
car un seul dieu, écume du néant, peut encore tirer de cet informe tas, de cette fétide imposture: un œil, rien qu’
un œil, perplexe en lutte

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