nerf vagal

  mordre le corps. mordre
  à travers tout le corps. d’immenses voyages
  échouent là sur la grève, tout contre moi grêle poitrine
  ils repartent chez eux

  je dois être percé, je ne retiens rien
  du sable que le crissement
  du creux la griffe grave
  de l’image le tranchant du miroir – ils abandonnent
  mon corps à sa putréfaction

  comme je vous vois venir, de loin
  et de plus en plus loin, comme si venir vous éloignait, ou renchérissait
  sur mon inaccessibilité
  je me quitte

  une fois encore il se lève. en pensée il se lève
  il ne va pas bien loin, en pensée quelques pas, l’idée
  de quelques pas – pour ne pas
  mourir tout de suite. pas immédiatement du moins. plus tard seulement. un peu plus tard
  dans quelques pas peut-être
  ou d’ici quelques pas

  naviguer entre les
  brisants, fêlures, ruptures, semer tout ce qui casse
  – un beau néant
  respire, dont on ne déchire plus
  d’image. ça fait d’la peine quand même…

nerf vagal

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *