bonté des gens

  elle se
  bouffe la chatte elle se
  prend pour mermoz, elle pose. je suis
  un bâton vide, sans guignol sans gendarme je suis
  un bâton vide, qui frappe
  à vide et dans le vide

  un chien ça s’améliore. on encule collier
  on m’appelait on m’appelait, je n’ai jamais su
  qui m’appelait. un paon démonte une roue. que veux-tu un paon
  démonte une roue, je ne vais pas me laisser aller à
  le contredire

  l’ineffable bonté de ne s’asseoir nulle part tant qu’on n’a
  nulle part où s’asseoir, effectivement.
  la mort à sa détresse, le serpent s’y coulant, regarde-moi
  regarde-moi, par pitié
  et n’y distingue rien

  une pitié si grande, comme il importe peu
  qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme
  d’un os calciné ou d’un bout clair de vent
  – pour les petits enfants on fabrique bien
  de tout petits cercueils, blancs le plus souvent

  je suis mort à côté, comme on pisse de travers comme on
  éjacule trop tôt, je suis mort à côté
  je te regarde, le sourire déconfit, je ne veux plus
  tuer la mort, me branler dans tes cheveux je ne veux plus qu’aller
  m’enfiler quelques verres de trop au PMU du coin
  ou même ailleurs – quelle importance…

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