hors bethléem

  il ne s’en sort pas bien. il ne sait par quel trou, il ne sait qui demeure
  ni lequel en revient – il appelle ça mourir
  mais mourir vogue à vue, il appelle ça durer
  or durer lave à sec on n’en sort pas
  – pas par chez nous en tout cas

  exprime un chien sa laisse – vois le chien va sans laisse
  le va-nu-pieds
  le présent conjugué
  au singulier négatif
  de l’antidépressif. on a beau faire le mort…

  c’est un ogre seulement, et seulement un ogre – il bouffe du foin, il
  défèque dans la paille, il aime son confort et son confort c’est rien
  rien ça veut dire néant, néant nada, nada ma de nada – va bien finir
  par en crever quand même

  je suis dans mon élément: puce à son clignancourt, mouche dans
  une goutte d’ambre, il te manque quelque chose, là, sur le sein gauche, carrément tout l’téton t’aurais
  du consulter plus tôt – mourir étend
  toute l’ombre d’un doute. et ça fout le hoquet

  je pêche à ma ligne. ma ligne ne tombe pas droite, bon, tant pis, j’irai
  où bon me semble, lors je me tromperai évidemment. me tromperai
  si bon me semble, quand bon me semble
  si près d’en jouir…

  et puis on s’encombrait
  de tout
  ce auquel on n’avait pu
  survivre

hors bethléem

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