il fait tout drôle devant moi, il fait tout drôle – sauf que ça ne me
fait pas vraiment rire. une souris morte. une fille qui ne sait pas
comment s’y prendre pour l’orgasme, comme si l’orgasme puait d’la gueule, qu’il fallait avec lui
mettre des gants
quelqu’un nage
là, devant moi, à contre-courant et tout à fait
hors de l’eau, tout comme il est hors de question
d’apporter une quelconque réponse
à notre raison d’être, depuis que survivre, tel que le précise son suffixe
flotte au-dessus de vivre
petite gourde, reste tranquille, tu sais bien
que l’eau mutile. je reste dans mon sac
les yeux écarquillés dans l’obscur de mon sac. je gratte
qu’un nuage me délivre, un pouilleux de nuage, un nuage sans loi
la pluie, le vent: tout ça c’est des histoires
tu ne sais même plus de quoi tu as faim
ni pourquoi il te manque un, trois, quatre doigts
on se rassasie d’une
poignée de terre, d’un petit bout de miroir
avec lequel on se dissèque la queue, quand on rêve sa queue
ou on piège un orgasme, si la queue va leu-leu
j’arrête
c’est à dire que
j’arrête de m’arrêter. de me barrer la route. me faire des croche-pattes. j’me casse
en mille petits morceaux, j’me casse
un chien ça pond des crottes, un poucet des cailloux, un homme des os
qu’il jette au loin en se criant: rapporte !
non, tout ça ça va trop loin
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