j’avais pas prévu ça. ni l’été perpétuel. faut dire que rien
ne nous y préparait
l’orgasme noir à la fenêtre, bien fermée la fenêtre, à première vue la fenêtre
là où je passe tu roules un dé
minute, pas plus
où tout bascule, chavire, dégringole du côté pur, du côté
de la chute en liberté, dégueule ma tombe
je t’embrasse à minima, la ronce s’y mêlant, intrusive
la langue d’une ronce, héloïse
tu ignores où tu vas, poteau sur le fil
un jour comme un autre moins un jour, et moins un autre encore
tout finit par un vide, omniscient
le cure-dent récurant
je me raccroche à quelque vision délétère, deux aigus et un grave
pas grave, j’irai trouver ailleurs ce que je
n’aurait même pas fait semblant de chercher, lave-moi les mains
lave-moi les mains avec du sable de rivière, de l’eau de pluie
quelque chose de tari au fond de toi
sinon, ta langue fera l’affaire
je me dresse c’est comme un sport – à quel chaos se vouer ?
tendre la joue, la mâchoire, la langue tuméfiée. ôter délicatement
la pal
je n’aime plus le vin. je m’assieds quelque part
je n’aime plus les femmes en leur beauté – à quoi bon préciser ?

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