ça va tu vas bien ? καταραμενη η δοξα σου !
j’ai planché sur le mystère, m’en sont tombés les clous
puis je t’ai rencontré(e), ange inutile, sexe défectueux – n’être rien
libère un ciel, un ciel c’est pas la fin du monde: il pleut quand il pleut, et quand il ne pleut pas on ne
sait plus que dire
j’ai un chien, une mule, un homme entre deux auges
il y a un mort parmi nous, nous devons deviner lequel
un suicide collectif ça se prépare – avec des clous, des planches, des bouts de corde
avec des bourre-moi l’arc julie, et t’embrasses très bien
dessus dessous les poils
et puis rien ne se passe, et alors ne se passe
c’est juste qu’on n’arrive pas à se contenter de vivre ni à
se contenter de quoi que ce soit ou tout au plus
de petites choses comme ça, à droite de l’insignifiance à ras de vouvoiement – bref de tout
ce qui fait une vie, malgré nous et pour l’heure
de tout ce qui fait ja ja ja de tout
ce qui fait nee nee nee
un homme ressemble à un homme seulement s’il ressemble à un homme, sauf s’il n’y ressemble pas
et bien-sûr qu’il n’y ressemble pas, vu qu’il siège sur son cul et se branle à quatre pattes
pour n’en avoir que deux, vivre ne suffit pas – rien ne suffit si ce
n’est vivre debout
l’essentiel est à poil. à poil et ça s’épile
sur un brancard et le cœur en surcharge, alors vas-y tu te toi qui crèves, prenant soin tout de même de ne mourir que par
procuration – alors toi qu’es mort tout debout, droit comme un mort qu’est-ce que tu fous, poignet gracile
on habite la mort, c’est tout
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