vacances à la maison

  tourner beaucoup, beaucoup, mais sans mourir d’un pouce – progressivement ça va de soi, et se remémorer les expressions, les mots préférés
  : εξισου par exemple, ou alors se promener sachant pertinemment que
  trop de bagages rogne les ailes

  dans la poche une clé
  qui n’ouvre rien, pas même une canette, des chiures de larmes peut-être alors
  qu’un homme en moi voudrait bien qu’on l’en sorte, lui fasse prendre l’air peut-être alors
  qu’un homme en moi se raclerait la gorge mais oublierait son texte avant tout penaud
  de regagner son trou

  j’aime à l’envers d’un siècle mais pas pour rien, pour rien c’est peu commode je me lave les pieds
  au robinet publique il faut que je m’accoutume, je m’accoutume pas puis je les repose
  dans la boue ou la poussière ça dépend du temps qu’il fait allons-nous maintenant faire mention
  du temps qu’il fait ?

  presque rien en moi ni la force d’oubli, la force tu comprends pas, la force ne rend pas. on dit donner,
  c’est rendre à dieu et que dans les veines des morts coule
  du ciel à l’état pur, il ne faut pas croire à tout ce qu’on dit dit-on, pourquoi je sais pas il ne faut pas
  croire, c’est tout

  le mot trajet et déjà qu’on s’y perd, tu aurais pu
  choisir un autre chemin, plutôt que bifurquer, bifurquer et encore bifurquer comme si l’on pouvait se rendre ailleurs
  qu’à l’évidence. qu’à l’évidence évidemment. l’évidence ne trompe pas. l’état de vide permanent

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